Le Vélo


LE CELERIFERE

1790

 

 L'histoire du vélo commence en 1790, par un français monsieur le comte de Sivrac. Il inventa  le célérifère.

Célérité = rapidité

Ce vélo était composé d'une simple poutre de bois sur laquelle étaient fixées les 2 roues placées dans le même plan, mais dépourvu d'un guidon. Le conducteur s'asseyait sur un coussin posé sur la poutre, pour propulser et guider la machine, il poussait sur le sol avec ses pieds. Il était dépourvu de système directionnel.

Les historiens considèrent que  ni le célérifère ni le Comte de Sivrac n'ont réellement existé et que ces images sont de fausses reconstitutions datant de la fin du19e siècle. Il est vrai que sans direction, l'appareil aurait été très difficile à utiliser comme véritable moyen de transport.

Les images auraient été motivées par la déconvenue engendrée par la défaite française de 1870, et destinée à ravir la paternité du "vélocipède" à un Allemand. Ces reconstitutions semblent avoir été inspirées par des brevets déposés en 1817 par Jean-Henri Siévrac concernant un Célérifère et un Vélocifère à 4 roues. Il faut attendre 1950 et les recherches d'un universitaire canadien pour que le mythe commence à être ébranlé ; des travaux ultérieurs confirmèrent que Jean-Henri Sievrac déposa un brevet le 4 juin 1817 pour un Célérifère, voiture légère à deux roues tirée par un cheval.

Toutefois il est également possible qu'à cette époque l'on ait fabriqué des jouets pour enfants appelés "célérettes" qui auraient pû inspirer ces reconstituions fantaisistes.

 

LA DRAISIENNE

1817

 C'est un Allemand, Karl Friedrich Drais, qui conçut la draisienne, premier véhicule à deux roues doté d'un système de direction et d'un guidon qui pivotait dans le cadre afin de tourner la roue avant.

Le 12 juillet 1817, un allemand de 32 ans, le baron Drais assis à califourchon sur une poutre en bois reliant deux roues parcourt avec sa machine 14,4 km en une heure par action de ses pieds sur le sol.


Quasi unanimement, on attribue l'invention du vélo au baron Drais von Sauerbronn (son nom complet : Carl Friedrich Christian Ludwig Freiherr Drais von Sauerbronn) rien que cela.
Né à Karlsruhe (Grand-duché de Bade) le 29 avril 1785, notre homme n'était pas n'importe qui, puisque son parrain n'était autre que le Grand-duc lui-même. Sur voeu de son père il devint inspecteur forestier. Mais ce travail ne l'intéressait guère, alors son parrain de Grand-duc le nomma "professeur de mécanique". Alors il inventa, entre autres, un poêle à économiser le combustible, une machine à prendre des notes, une sorte de cocotte-minute et surtout un char à 4 roues mu par les jambes du conducteur. Cet engin fut présenté au tsar Alexandre 1er, de passage à Karlsruhe en décembre 1813. Le monarque, paraît-il, se montra vivement intéressé. Ce n'est, que quelques années plus tard, le 12 juillet 1817, que notre génial inventeur présenta, à Mannheim, un engin à 2 roues dont celle de l'avant directrice, avec une poutre centrale, sur laquelle on s'asseyait à califourchon et l'on avançait en donnant des impulsions avec les jambes. C'est donc du nom de son inventeur que provient le nom "draisienne".
La démonstration de cette "machine à courir" (Laufmaschine) eut lieu sur le trajet entre Mannheim et le relais de poste de Rheinau distant de 12,5 km et fut parcouru en une heure. Toujours à Mannheim, plusieurs autres démonstrations suivirent, mais voulant prendre un brevet pour son véhicule, celui-ci lui fut refusé pour le motif qu'il ne s'agissait pas d'une invention mais simplement "d´un char à 4 roues coupé en deux dans le sens de la longueur".
Un peu déçu, le baron revint dans sa ville natale où les démonstrations se poursuivirent et l'engin put être breveté. Cependant l'invention tomba dans l'oubli, du moins en Allemagne. Son auteur aussi et après quelques voyages, dont un séjour au Brésil, il revint à Karlsruhe. Ruiné et malade, il y mourut dans une indifférence quasi générale, le 10 décembre 1851.

LES AMÉLIORATIONS
Après les premières démonstrations, la draisienne fut quelque peu oubliée en Allemagne. En France et en Grande-Bretagne elle connut un plus de succès. Certes la production resta marginale et très hétéroclite. Les fabricants étaient le plus souvent des artisans dont l'activité principale résidait dans la construction de voitures hippomobiles : forgerons, charrons, carrossiers... Les premières améliorations portèrent surtout sur l'allègement de l'engin : la poutre centrale massive remplacée par une tige de fer, les roues de char d'origine remplacées des roues en fer plus fines. La conduite de l'engin devint plus sûre à la suite du perfectionnement de la direction et l'adjonction d'un frein.
Mais les progrès les plus remarquables furent obtenus par un forgeron écossais, Kirkpatrick Macmillan qui en 1839 dota son engin d'un système de transmission du mouvement à la roue arrière au moyen de bielles. Ne mettant plus pied à terre pour se propulser la vitesse de croisière augmenta sensiblement : Macmillan atteignait couramment des vitesse supérieure à 20 km/h (14 miles/h).
L'innovation de Macmillan semble assez géniale, cependant elle ne fut certainement connue qu'à Glasgow et ses environs. En 1843, en France, Alexandre Lefebvre, semble faire la même découverte, avec la notable différence que les pédales n'était plus mues d'avant en arrière mais de haut en bas : ce qui de toute évidence donne plus de puissance au pédaleur

A suivre.............................







Article ajouté le 2008-06-02 , consulté 40 fois

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